Petit tour dans le sud de la France, en avril 2001

Fin avril 2001, je suis descendu à Montpellier avec mon pote le Rico et sa 750 SS pour rejoindre un autre Ducatiste (Mostro 900 ie Dark) et un Buelliste (Buell 1200 Lightning il me semble) dans le but de se faire quelques petites routes viroleuses à souhait pour nous changer des autoroutes et du Périph.

Mardi 24 avril 8h30, je prends mon Mostro pour aller bosser, comme tous les matins depuis février. Les quais de Seine, Courbevoie, Suresnes, Saint Cloue, je rentre dans le tunel. Heureux comme un pape avec les pots Homoloquoï que j'avais remis pour l'occasion. Je pète un grand coup d'accélérateur dans le tunnel de Saint Cloue, je prens une bonne vitesse et là... C'est bizarre, mon accélérateur est tout mou... Mais, mais... Je ralentis. Hop j'embraye, clignotants, je m'rabas sur le voie de droite... Pourvu que j'ai assez d'élan pour sortir du tunnel. Ouffff... Je regarde c'qu'i' s'passe. Le cable accélérateur est pété. Put[Beeeeeeep][Beeeeeeeep][Beeeeeeep][Beeeeeeep]rde ! Et dire que je pars en vacances ce soir. Chier !
Bon enfin. il y a une entrée/sortie de service là qui me permet d'accéder à la ville. Cool.
Je pousse la belle. Dégouté, voyant déjà mes vacances foutues. Et dire qu'elle sortait de révision. pfffff...
Arriver à la sortie, Perception du GSM. J'appelle au boulot pour dire que je ne peux pas venir. J'appelle mon Cons. Ducati. Il me dis que si j'arrive à lui apporter la moto avant 16h00 il pourra me prendre en urgence et me réparer sa pour 17h00. Cooooooool... Une lueur d'espoir buille à nouveau dans mes yeux.
Bon, je passe sur la poussette de la moto jusque loin.
J'arrive enfin chez moi à 17h30 pour équipper la belle. Re Cooooooooooool...
Je commence à jubiler et à sauter partout. Hé hé hé...

Vers 18h00, Eric me rejoint à Courbevoie. Je fini d'attacher mon sac de couchage à l'arrière du Mostro. Et vers 18h30 on décolle.
On se prends les quais. Là je m'apperçoit qu'il a du mal à me suivre en remontant les files de voitures coinsées dans les embouteillage. Normal, moi c'est mon lot quotidien. Lui... Et benh non. Enfin...
On arrive sur l'autoroute. On s'était mis d'accord pour rouler aux environs de 140-150 km/h. Allure tranquile, pas de fatigue, bonne moyenne.
Mais voilà que le Mostro n'était pas d'accord. Vraiment, ce n'était pas mon jour. ;o(((
V'là t y pas qu'elle commence à brouter... Brouter... Et caller. Aaaaaaargh...
Bande d'arrêt d'urgence. Je me colle au rail de sécurité et je lui fait signe de continuer jusqu'à ce qu'il trouve un air de repos ou un payage. Je regarde partout sous ma belle (déjà moins belle aujourd'hui). Pas de fuite. J'ai fait le plein mais je regarde quand même dans le réservoir. Ok. Je la secoue un peu. J'essaye de redémarrer. Elle redémarre !?! Je repart.
Je rejoins la 750SS à l'air qui était 1 km plus loins. Je lui explique. On se regarde interloqué. Pourtant c'est pas MicroSoft qui a construit la moto. ;o))) On repart.
Et là, elle me refais le coup deux kilomètres plus loins, puis encore deux autres plus loins.
Putain. Il est 20h passé. Il fait nuit. Il commence à flotter. J'en ai mare. Je dis à mon pote que je vais essayer de rentrer chez moi et que je ne pars pas finalement. Dégouté. J'appelle mon frangin pour lui dire qu'on annulle tout et qu'on ira pas dormir chez lui le soir à coté de Vichy.
Bref, lui repart chez lui. Moi... Dépanneur. J'arrive chez moi il est 1h du mat.

Le lendemain matin, 9h, je téléphone à mon cons. Il me dis de me mettre près de la moto et qu'on va essayer de voir ça ensemble. Si ça se trouve c'est une bète connerie. Il me dis de regarder ici et là. Et puis finalement, il me demande de soulever le réservoir d'essence et de vérifier qu'il n'y ai pas une durite qui fait un coin, ou un file coupé...
Et là... La durite d'arrivée d'essence qui fait un joli coin. Argh !
Bref, je lui dis que je fais quelques kilomètres pour voir et que je le rappelle.
Tout est impec. Génial.
Je rappelle Le Rico et il revient chez moi. On retente le coup ? On retente le coup !!! Cooool.
Bon, ça va finalement, je n'ai que 24h de retard sur l'itinéraire prévue. Et puis on avait pas mal de marge puisque je rendez vous était pour le samedi.

Et voilà. C'est le seul pb que j'ai eu avec le Mostro en 19 000 km. C'est cool non !?!

Enfin, maintenant on passe aux quelques photos.


Première photo, une petite halte sur l'autoroute pour boire un p'tit café. C'est là qu'il m'a dit que je roulais vachement vite et que je ne respectais pas les 140 km/h. D'après lui, on n'a pas rouler en dessous de 150. Je lui ai dis que moi je trouvais qu'il n'avançait pas parce que je n'ai pas dépassé les 135. ;o))))) La tronche de la différence de compteur. Mort de Rire.

Première halte lors de la descente sur Montpellier. La machine à café était HS en plus. ;o(

Arrivée en début de soirée à Clermont Ferrand, on rappelle mon frangin pour savoir s'il est toujours là en vacance. Et suite à son accord, on va le rejoindre dans un tout petit bled dont je ne me souviens pas le nom. Tout ce dont je me rappelle c'est qu'on était bien content de trouvé un lit est de quoi manger. Parce que franchement, on creuvait un peu la dalle. ;o))) On passe une petite nuit tranquille. Le matin, mon Frangin me demande si on est pressé ou si on a le temps pour un petit tour sur les petites route dans le coins avant de récupéré la route pour Montpellier. Donc, on est parti à trois motos pour une bonne heure de petites routes et de virage en tout sens. ;o)))) Le pied... On se sépare vers 11h pour partir chacun de notre coté.

Avant le départ, devant la maison de campagne des parents de la copine du frangin. Mais c'est simple, relisez une fois.  Autre prise de vue.

Voilà. Jeudi après midi, on arrive chez la frangine. 850 kilomètres environs, pas une goute de pluie, des moustiques et autres bébètes partout sur le casque, le cuir, la moto... (La preuve sur la photo du casque) Petite séance photo à notre arrivée. Hé hé hé. Mon neveux est devenu fou en voyant les motos. Il ne peut pas s'empécher de monter dessus. Le pire, c'est quand j'ai mis le contact. Il hallucinait litéralement. Il a fallu lui promettre une glace pour qu'il accepte de descendre. ;o)))
N'empèche... Aaaaahhh... C'est quand même cool le sud. Il fait beau, chaud, on mange en terrasse. Il va falloir que j'y pense pour la retraite. ;o) Quoique... Pourquoi attendre la retraite ? Il y a du boulot dans le sud ? ;o)

Arrivée chez la frangine. C'est clair, le Maxime sera motard. Et il préfère les Roadsters aux Sportives. Bon p'tit va !  La Preuve ! Je vous le dis moi, on en fera quelqu'un de ce petit. ;o)  C'est meilleur neveux que j'ai. Bon d'accords, l'autre n'a que quatre mois. ;o)  Gros plan d'un casque heureux ! Qui était sur la tête d'un motard heureux ! ;o)))

Samedi matin, départ de chez la frangine pour rejoindre les autres à Bouzigues, petit bled pas loin de Sète. C'est marrant comme dans ce petit bled aux petites rues j'ai la facheuse manie de faire sonner les alarmes des voitures sur mon passage. C'est vrai qu'ils sont bruillants ces pots. J'en ai presque honte. ;o)

Départ de Fabrègues (tout près de Montpellier) pour Bouzigues (tout près de Sète)

Après une petite Moules-Frittes, c'est grand départ.


Alors. Présentation des personnages : Denis, 900 Mostro ie, 25 ans de moto essentiellement sur du "Normandie - Nord" par autoroute ; Rico, 750 SS, 8 mois de moto sur les routes droites de l'Oise ; moi-même, 900 mostro, 18 mois de moto sur les routes Oisiennes ainsi que périph et autoroutes parisiennes. Autant dire que les deux derniers ne métrisent pas trop, ni les véhicules, ni les routes dont les lignes droites ne dépassant pas les 200 m ; et enfin Jean-Louis, Buell 1200 Lightning (je crois) : 30 ans de moto un peu partout en France et en Europe.

De gauche à droite
Jean, Jean-Louis (son père) et Denis
De gauche à droite
Moi même, Jean (encore) et Le Rico
De gauche à Droite : Jean, Jean-Louis (son père) et Denis. Moi-même, Jean encore et Rico.

Mais revenons à notre sujet, une fois à Montpellier (852 km de chez moi) avec mon pneu arrière tout carré tout malade tout pâle, direction Sète pour retrouver les autres, petite Moules-Frittes et départ pour l'enfer des bitumes du Sud. Rhaaaaaa !!!...

Et là, en 4 jours, 2100 km de routes toutes plus sinueuses les unes que les autres à travers les Cévennes, les Alpes de Haute Provence, le Morvan, le Gars, la Lozère, l'Aveyron, pas une nationale pendant 4 jours. The big panard total méga top fun bat !

Mais, je dois avouer que le premier jour je n'étais pas fier du tout, toujours à la traîne, virages à la "Top Lopette" au ralentit de seconde, voir en première, la trouille (j'ai le vertige) à chaque virage pour lequel je ne vois plus que le vide à l'extérieur (et ça arrive souvent) ou dans lequel je ne vois pas la sortie (ce qui est plutôt fréquent dans le coin), accélérations timides... Enfin, un vrai débutant quoi.
Le Rico lui, commence à se débrider un peu. Un peu plus rapidement que moi en tout cas. Euuuh... Pas mal plus vite que moi même. Quand à Denis... Il connais déjà très bien sa moto, même s'il ne connait pas du tout l'utilisation de routes aussi sinueuses... Il apprend très vite. Grrrrr...

Permier jour, pause cloppe après deux bonnes heures de virages.  Et en plus, on choisi bien le coins pour faire la pause.

Le soir camping. La Buell montre des signes de grande faiblesse au niveau de la batterie. On commence à la pousser pour la démarrer. Ca commence bien. ;o)))

Première nuit, au camping. C'est bizarre, on était les seuls motards...

Et le deuxième jour, je commence à me débrider un peu. J'arrive un peu moins vite à l'entrée des virages ce qui a pour effet de ne pas m'obliger à ralentir dans le virage et de réduire un peu ma trouille limite incontrolable, j'accélère un peu plus fort à leurs sorties et j'essaye de garder un minimum d'accélération pendant tout le virage pour pouvoir contrôler plus efficassement ma trajectoire, je me fais beaucoup moins larguer par mes petits camarades de jeux, je suis un peu moins stressé, je prends un peu plus plaisir à conduire. Bref, je ne regrette plus du tout les embouteillages des autoroutes parisiennes.

Deuxième jour, petit paysage de pause cloppe.  Les motos  Re paysage.

Le soir, une petite nuit chez une amie à Sainte Maxime. Heureusement pour nous, il y a un petit chargeur de batterie ici. Top cool. La Buell se recharge, par précaution, on débranche le "feu de croisement" histoire de moins taper dessus. Mais bon, on n'a pas trop confiance quand même.

Troisième jour... Démarrage sous une petite pluie pénétrante pour faire les gorges du Verdon. Dommage, mais bon, j'ai pu remarquer que mes compagnons perdaient en gros 15 à 20 km/h alors que moi je n'en perdais que 10. J'ai plus l'habitude de la pluie. Puis pour l'après midi, sur le sec, Débridage Full Power Complet de votre serviteur Le Fou JD, accélérations démoniaques du Mostro en sortie de virages, freinages très appuyés pour entrer dans le suivant presque pile à la bonne vitesse, et surtout prise de décision que le vertige ne servait à rien (Monumentale Progression), donc léger déstressage dans les hauteurs, prise d'angle encore un peu plus sympathique. Il me mangue encore 1,5 cm avant d'être sur la tranche du pneu. Bref, quand j'ai quelqu'un juste devant moi, un lièvre quoi, et bien j'arrive à suivre la cadence d'enfer "imposée". Quand je dis "cadence imposée", c'est vraiment entre quillemet, parce la règle numéro 1 de l'expédition était : "Chacun va à son allure, on s'attend à chaque changement de direction non naturel". Ce jour là en fin de compte, j'ai vraiment pris beaucoup de plaisir avec mon "Monstre". Beaucoup tout plein énoooOOOOOooormément. Rhaaaaaa...

Troisième jour, petite pause au pied du Mont Ventoux dons l'accès était encore fermé. Les routes servent de piste de ski en hiver.

Maintenant, dormir. Petit gîte perdu au milieu de nul part. Tranquille... Les motos dans la grange, au milieu des animaux, juste à coté du bouc... S'il fait une éraflure à ma Mostro rouge adorée, je met mon casque et je le provoque en duel. Nous verrons bien lequel de nous deux à la tête la plus solide.

Le gîte de la troisième nuit pour nous.  Le gîte de la troisième nuit pour les motos... Avec les chèvres. ;o)

Quatrième jour, le décor change un peu, on laisse la place au petites routes de montagnes pour de plus grandes courbes. Là je suis vraiment dans mon élément. Je maîtrise bien mieux la chose. Mais les précédentes heures de vol m'ont permis de faire faiblir mes craintes, et j'ose beaucoup plus de chose que 3 jours auparavant.
En milieu d'après midi, on s'aperçoit que la Buell a cassé un des deux écrous du support moteur (seulement deux oui). Grosse poisse. Jean-Louis commence à désespérer un peu. Fait chi... enfin, il ralentit franchement l'allure, mais c'est une bonne journée quand même. Le soir, en arrivant à un petit gîte du Morvan profond (La petite Ecole, je passerais l'adresse une aut' fois, là je ne m'en souviens plus), on s'aperçoit (Ô galère) que la Buell (encore elle) a creuvé à l'arrière.

Ô rage ! Ô desespoir ! Ô loi de Murphy ennemie ! Mais pour qui sont ses galères qui survolent nos têtes ? Toujours pour le même.

Bref, perception de la bombe anti-creuvaison. Pafchhh !!! Elle explose presque pour libérer toute sa mousse sur Jean-Louis, perception de la deuxième bombe anti-creuvaison. pfffssss... Pas de pression. Argh !!! Jean-Louis se voyait déjà avec la moto remorquée et lui avec son fils dans le train. Troisième bombe anti-creuvaison (celle de Denis). Merd'merd'merd' mêêêêêêrdeuh... Paf ! Par terre sur la tête et cassée. C'est vraiment de la merde ces trucs là ! Bref, encore une fois, votre serviteur (alias moi-même bien entendu) a pus sauver le monde avec son super kit anti-creuvaison avec mèche et tout et tout. Je vous filerais les caractéristiques plus tard aussi (seul petit défaut de ce système, les bouteilles d'air comprimé sont vraiment petites. Trop petites en fait. Mais bon...). On a donc réparé le pneu avant d'aller prendre l'appéro. Oufff...

Cinquième jour, pression du pneu de la Buell, Nationales jusqu'à Auxerre, La réparation du pneu est impéccable. Autoroutes jusqu'à Paris, puis Senlis, retour chez nous... Sans autre problème. Encore heureux. Et dire qu'au départ nous avions peur de passer notre temps dans toutes les concessions Ducati du Sud de la France.
Ducati franchement, ça n'est plus ce que c'était. Pfff... Même pas une emmerde mécanique en 2924 km parcourus en 6 jours, sur tout bitume, par tout temps, par toute altitude... Aaaaah...

Voilà un bref résumé de mes dernières vacances, avec quelques photos en prime. Maintenant, je déprime sur les autoroutes parisiennes avec un nombre de voiture impressionant, et un nombre de virage inversement proportionnel (proche du zéro quoi). pffff... Vivement début août, qu'on remette ça dans les Hautes Alpes cette fois ci.

Normalement j'aurais du recommencer le même genre de trip du 4 au 9 août dans les Hautes Alpes, mais vu qu'on m'a piqué ma brèle... Je vais rester comme un con chez moi à me morfondre comme un rat mort.