Ducati 750 SS, année 1992
En 2004, mon pote le Rico s'achète un Buell 1200 Lightning, et en 2005 il prend un appartement avec une garage bien plus petit et décide donc de revendre son 750 SS. Etant piéton depuis prêt de 4 ans, je saute sur l'ocassion. Dettes ou pas, finances dans les paquerettes ou pas, il me faut une moto. Ca fait trop longtemps que je prends le train.
C'est donc comme ça que j'entre en possession de ma belle. Celle que mon pote a acheté à un pote qui l'avait acheté au mec qui m'avait revendu le Mostro. Vous vous souvenez ?
Aaaah... Le plaisir de retrouver une moto. Décuplé par celui de chevaucher une italienne. J'aime cette moto. Légère mais super stable, très bonne accélération, très bon freinage, même si le disque de frein unique fait qu'on ressent une légère torsion de la fourbe sur freinage très appuyés.
La position en revanche, quoique beaucoup moins exclusive que les plus récentes sportives, n'est pas du tout adaptée à la vie parisienne. Déjà que sur les petites routes auvergnates on sens bien la pression sur les poignets et les avant-bras au bout de quelques heures de virages, alors imagine le supplice après 35 km d'A6 et 6 km de périph. un matin de grève SNCF. Ce n'est pas l'enfer, mais ça pourrait ressembler au purgatoire. Surtout avec le manque total de souplesse de la poignée d'embrayage.
Mais tout ça ne change pas du tout mon point de vue sur la machine. J'aime cette moto. Je ne peux pas aller contre ça. Elle est belle, légère, puissante, stable et ne ressemble pas à la moto de tout le monde. Normale, une belle de bientôt 18 ans, ça ne traine pas à chaque coin de rue. :)
Je l'ai rachetée à mon pote le Rico alors qu'elle comptait 45 000 km au compteur. Elle en a aujourd'hui 85 000 et est toujours aussi joueuse. Une amour de coxi... euh non. Un amour de sept et demi.

Vivement le mois d'avril que je la retrouve enfin pour quelques jours de folie.