Honda CB 500 S, modèle 2000
Je n'ai pas grand chose à dire sur cette petite moto. Elle est légère et maniable, une petite reine citadine qui possède néanmoins de bonnes aptitudes routières. Bonne tenue de route, quoiqu'un peu légère pour des vitesses prohibées par la loi. Assez confortable pour les longs trajets, plus qu'une Duke et moins qu'une BM' mais dans l'ensemble ça reste quand même agréable.
Mais elle reste petite, 500cc et 57cv ça fait parfois peu quand même.
Elle est increuvable et ne nécessite pas beaucoup d'entretien si elle peut dormir dans un garage. Quand elle dort dehors, on voit très rapidement des points de rouille apparaître un peu partout. Quand on prends soins de sa chaîne, on peut faire durer un kit chaîne classique 10 à 12 000 km et un kit chaîne renforcé 5 à 7 000 km de plus. Le gros inconvénient de cette moto est le choix de pneu. Elle en manque cruellement.
Achetée neuve, les 2000 premiers kilomètres du rôdage sont très importants. Il est crutial de respecter les règles en la matière. Mais quand on arrive à l'étape du passage au dessus des 8000 tours/minutes, on décrouvre un nouvel aspect de cette petite bête. Le moteur change de bruit et un regain de puisssance vous permet d'atteindre les limites de ses possibilités. Limites faibles par rapport au monstres que j'ai eu après, mais très agréables à atteindre quand on n'a pas de moyens de comparaison.
Je l'ai acheté en novembre 1999, juste après l'obtention de mon permis. Je l'ai conservée 11 mois et j'ai parcouru environ 17 000 km avec. J'ai bouffé deux pneus avant et trois arrière, un kit chaîne et j'ai chuté deux fois. Une fois à droite et une autre à gauche, juste histoire de finir le peu de carénage.
Au niveau de l'entretien, rien à signaler, mais sur une moto neuve, on ne s'attend pas non plus à avoir des problèmes.
L'utilisation que je faisais de cette moto ne m'a certainement pas aidé à l'apprécier à sa juste valeur. Les routes parisiennes et picardes n'étant pas réputées pour leurs courbes, j'ai usé des pneus essentiellement en lignes droites et sur les périph. et autoroutes parisiennes et sur les routes me menant de Courbevoie à Abbeville. Et dieu sait qu'elles sont chiantes à mourir ces routes là.
Enfin, en un mot comme en cent, l'utilisation la pire que l'on puisse faire d'une moto. Les seules sensations que je pouvais donc trouver d'intéressante se situaient dans l'accélération, la vitesse et les dépassements violents. Autant dire que je jouais les kékés avec un vélo qui va vite. C'est pour ça que je suis tout de suite tombé amoureux du Mostro quand on me l'a présenté. :)
Les défauts que je lui trouvais au moment où je m'en suis séparé sont principalement axés sur la légèreté de sa tenue de route à grande vitesse et sur les vibrations et impressions de louvoiement quand le pneu arrière fatigue.
Les défauts que je lui ai trouvée la dernière fois que je l'ai essayée sont bien moins sympathiques ; aucune tenue de route, beaucoup trop légère, aucun maintien, pas d'accélération, gondole en courbe, aucune sensation de sécurité... Je n'ai pas du tout aimé la dernière fois que je l'ai prise. Mais après réflexion, je ne pense pas qu'il y ait quoique ce soit d'anormal, après deux Ducati, il est impossible de revenir sur une moto de permis de conduire. :)
Bref, je l'ai conservée de novembre '99 à octobre 2000. A ce moment là, je suis passé sur un monstre.